» GUARDABARRANCOS (http://guardabarrancos.zeblog.com/)

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Avec ce blog nous allons vous tenir au courant de l'avancée du projet élaboré par le lycée professionnel "Louis Loucheur" de Roubaix et l'Association France-Amérique Latine du Nord Pas-de-Calais (FAL 59-62). C'est un projet de construction de maisons dans la région de Tisma (Nicaragua).

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Documentaire : "De la construcción"

Par K :: 23/04/2008 à 6:56

Documentaire "De la construction"

 

Après le travail nécessaire au montage, et quelques péripéties, nous avons maintenant la version définitive du documentaire et des copies ont été distribuées aux protagonistes du projet "Guardabarrancos I". Un très beau documentaire avec quelques touches artistiques et expérimentales, ce qui donne son originalité par rapport aux documentaires habituels dont le caractère "pédagogique" oublie qu'il y a de l'art dans le cinéma. Alors voici la fiche technique de notre documentaire :

 

Titre : "De la construcción" RBX to Nicaragua 2007

Durée : 54 min

           PAL 4/3

 

Image : Nicolas Herres

Son : Nicolas Verhaeghe

 

Montage : Jessy Ducreux / Baptiste Vanweydeveldt

 

Par : Le colletif BLNK

       T: 0661756607     e-mail : aera.blnk@gmail.com

 

Duplication du film par : L'Atelier vidéo Multimédia

                                 T : 0616169139         email : avm.pb@free.fr

                           

Texte sur la jaquette du film :

 

"Le caractère principal (La Maison) est absent jusqu'à la toute fin de ce film expérimental, en dialogue avec les éléments de la nature. C'est la "Sculpture" d'un échange où les invités construisent la demeure de leurs hôtes....où la relation "Hospitant/hospité" est renversée"

 

Ce film a pu être réalisé grâce aux soutiens de :

 

La ville de Roubaix

Le CRRAV (Centre Régional des Ressources Audiovisuels)

L'Association : France Amérique Latine 59-62

L'Association : Toucan / Pour la culture et l'image

LE DOCUMENTAIRE

Par K :: 24/11/2007 à 11:13

PREMIERE / DOCUMENTAIRE "LA CONSTRUCTION"

 

Dans le cadre de la "Semaine de la solidarité internationale à Roubaix" et en présence des représentantes de la Mairie de Roubaix : Mme. Céline Scavennec, conseillère municipale et de Mme. Gwenaëlle Rieunier, chargée de mission, coopération décentralisée, ainsi que du groupe d'enseignants et des élèves qui ont participé au projet "Guardabarrancos" il a été présenté en première le documentaire "LA CONSTRUCTION" .

 

Un documentaire qui montre le groupe en action au Nicaragua . Une soirée très agréable avec un documentaire en rien pesant, avec une touche artistique et originale dans la présentation du projet réalisé. a la suite du documentaire il y a eu un débat avec le public.

Tous les participants sont disposés à repartir pour un nouveau projet (qui est dans les cartons!!!). Les jeunes malgré leur timidité pour s'exprimer en public nous ont raconté leur expérience, le changement dans leur point de vue face à ce qu'est la misère, la solidarité. Une expérience qui restera gravée dans leur mémoire.

 

Un grand merci aux réalisateurs du film pour leur remarquable travail.

 

Nous vous tiendrons au courant de prochaines présentations du film.

LE FILM SUR LE PROJET GUARDABARRANCOS

Par K :: 20/11/2007 à 18:14

LE FILM

 

Première présentation du film "Projet Guardabarrancos" le 21 novembre 2007

 

Pendant tout le voyage le groupe d'élèves et professeurs ont été accompagnés et filmés par deux cinéastes du collectif BLNK.

 

Le film raconte donc cette aventure de solidarité internationale.

 

Lieu : Pôle Jeunesse Deschepper

             50 rue Sébastopol

             Roubaix (Métro Roubaix-Charles de Gaulle)

 

Heure : 19h00

 

Durée : 52 minutes

 

Réalisation : Nicolas HERRES et Nicolas VERHAEGHE

Montage : Jessy DUCREUX

                   Baptiste VANWEYDEVELDT

 

DIAPORAMA SUR LE CHANTIER

Par K :: 01/06/2007 à 7:37

Samedi  2 juin à 19h30

DIAPORAMA SUR LE CHANTIER AU NICARAGUA

 

- le voyage du groupe de professeurs et élèves et des membres de FAL (France -

  Amérique Latine)

- la construction des maisons

- la vie quotidienne

- des images du Nicaragua

 

au cinéma L'Univers (près du parc Jean Baptiste LEBAS, après le CROUS)

rue Danton

à Lille

 

Expo photo et artisanat + bar solidaire

Ouverture des portes à partir de 18h00

DON DE FOURNITURES SCOLAIRES

Par K :: 23/05/2007 à 16:32

vendredi 27 avril, le matin

Du monde ce matin en direction de l'école de San Ramón. Les élèves, les profs, les cinéastes, Jenny, David, Jean-Claude, Breysy, Debora.

L'école a 2 classes maternelles: les petits et les grands. Il y a deux tours, les élèves du matin (les plus jeunes) et ceux de l'après-midi. Depuis un mois les enseignants sont en grève. Ils réclament une augmentation de salaire.

Nos jeunes lycéens distribuent des crayons et des feutres aux plus petits. On n'oublie pas les absents. Les jouets et les jeux sont disposés dans une caisse. Les plus âgés reçoivent des cahiers. Un grand merci à Mathis et Léo et à tous les parents qui se sont investis.

On a le temps d'apercevoir le dénuement de l'école. Les institutrices écrivent sur les murs et les livres sont très vieux.

Les photos parlent d'elles-mêmes.

 

prochain article: Masachapa et portraits de femmes.

KIT DE BASEBALL.

Par K :: 23/05/2007 à 16:31

Samedi 21 avril, le soir.

Au moment où les élèves allaient chercher le repas chez Cristina, les jeunes de San Ramón arrivent, avec à leur tête Javier, 19 ans, frère de Jenny. Ils ressemblent bien à nos jeunes, même allure désinvolte, casquette vissée sur la tête, à l'envers, bandana, baggy, vélo.

Ils s'installent. Tous les jeunes vont se présenter tour à tour. Première leçon de Mme Fauquet: ''Me llamo Tal'' et je demande pour les taquiner, vous ajouterez aussi la 2ème leçon de Mme Fauquet ''Tengo 15 años'' (Merci Véronique!!) ah les nombres en espagnol! Les jeunes Nicaragüayens font de même. Il y a Gerald, Noël (qu'on appelle Antilan parce qu'il est né au moment où ce groupe de musiciens faisait un tabac) Nelson, David, Memo, Mauricio (14 ans) et Moïsé (12 ans).

Jean-Marc avait ramené de Lille des gauffres au chocolat, c'est bien le moment d'en manger, on les sort du congélateur (elles seront prêtes dans les minutes qui suivent!). Elles sont vraiment délicieuses! (Merci Jean-Marc!)

Puis nos élèves offrent les balles et gants de baseball, M.Poirrier surgit revêtu des protections sur le visage et torse.

Tout le monde est très content.

Benjamin se lève et dit qu'il aimerait qu'ils leur apprennent à jouer au baseball (ils sont tous d'accord) et puis il faudrait faire des tournois équipes mélangées (pas question de faire un match France-Nicaragua).

Le rendez-vous est donc pris pour le lundi à 17h sur le terrain vague.

COMPTE RENDU 3: VISITE GRANADA - ISLETAS - MASAYA

Par K :: 13/05/2007 à 22:39

Visite de Granada - Isletas - Masaya

 

Nous retrouvons le bus de German tôt le matin. Cette fois c'est son associé qui est au volant, il est accompagné par sa femme et son fils.

Nous, nous sommes accompagnés par Eric, sa femme et leurs deux petites filles Maria Belén et Catarina Diana, Nora la soeur de Jenny et sa fille Debora, Javier et son cousin Gerald, Ervin, sa femme Breysy et leur fille Jennifer, Estela et son fils Moïsé, Sumaya et son mari Carlos et leur fille Yosep. Les deux Nicolas sont de la partie.

Notre première étape est la ville de Granada. C'est une très jolie ville qui a gardé son ancienne architecture coloniale. C'est la première ville fondée par les Espagnols à l'intérieur des terres d'Amérique Centrale. Les façades sont pastels, avec des balcons, des patios intérieurs. Nous prenons une heure poiur flâner en petits groupes. On se retrouve sur la place qui fait face à l'église. Là commencent à s'installer les artisans qui proposent différents produits dont des bijoux faits de graines ou de pierres semi-précieuses. L'un de ces artisans est une jeune allemande. De nombreux étrangers se sont installés à Granada, dont des Nord-Américains pour leur retraite. Du coup le prix des terres et des maisons est monté en flèche, les mettant hors de portée des Nicaraguayens, me confie un jour Liliana, la tante de Jenny qui possède le pick-up, hors d'âge que nous utilisons pour faire des courses à Tipitapa ou Masaya.

La ville est à découvrir mais manifestement nos élèves sont imperméables à ses charmes. Nous décidons d'abréger la visite et de prendre le bateau pour visiter quelques-unes des 367 îles qui parsèment le lac Nicaragua tout proche. Là aussi d'intenses pourparlers s'engagent concernant le prix, la durée de la visite et l'heure à laquelle on viendra nous rechercher car nous allons passer quelques heures sur une île, c'est la surprise que nous avons réservée à nos élèves.

Nous embarquons tous dans 2 bateaux, avec Jamil le petit garçon du chauffeur tout émerveillé. Restent à quai le chauffeur, sa femme et Ervin.                                        

Les élèves sont très contents, certains sont juchés sur le toit, d'autres sur la proue, un pied dans l'eau.

Dans le lac vivent des requins d'eau douce. C'est le seul endroit au monde où ils se trouvent. Les îles sont de taille variée, parfois un rocher tout juste affleurant hors de l'eau, parfois de proportions respectables. Certaines sont privéees. notre batelier nous montre une île habitée par un  Français , propriétaire d'un hôtel restaurant à Granada. Les élèves l'appellent mais apparemment il n'est pas là, en tout cas sa maison est jolie. Nous voyons des cormorans et des grues blanches très élégantes dans tous leurs mouvements.

Nous abordons dans une île privée qui possède deux piscines et un restaurant. C'est là que nous allons passer quelques heures de détente. Les tout-petits sont déjà dans l'eau dans une mini- piscine, certains ont plongé tout habillés. Les élèves eux plongent du ponton. Ils ne s'éloignent pas. Peut être à cause des "dents de la mer", les requins.

Une vedette s'approche, des cris de joie l'accueillent,  il y a Maria Auxiliadora qui nous rejoint avec deux autres amies, Ervin qui arbore un gilet de sauvetage, et Maria Fernanda la jeune soeur de Maria Auxiliadora.

Ludovic Poirrier, Jean-Marc Gardi et moi-même nous nous occupons de la carte du restaurant. Cela nous paraît trop cher. Ludovic va négocier un plat simple poisson/viande ou poulet, avec du riz, salade et des bananes plantains. On passe commande auprès de tous et on peut enfin sauter dans la piscine. Le repas sera prêt pour 12h30. Nous avons l'îlôt pour nous seuls, il n'y a qu'un seul bateau avec 6 personnes qui accostera.

Le repas est délicieux et joyeux. Nous sommes 37 personnes. Les vedettes viennent nous chercher à l'heure demandée et nous reprenons le bus direction Masaya et son marché local pour acheter de l'artisanat. Nous avons mis au point une stratégie pour éviter les hausses de prix liées à notre statut  de touristes, un ou 2 Nicaraguayens s'occupent de 3 ou 4 Français qui désignent discrètement les objets convoités et négocient le prix.

Nous achetons principalement des hamacs, des machettes, des bracelets et des colliers, des T-shirts.

Le retour en bus  est particulièrement joyeux. Dans le fond ça danse !

 

Prochain article: le kit de baseball et le don de cahie

COMPTE RENDU 2 : UNE JOURNEE A MANAGUA

Par K :: 08/05/2007 à 21:32

JOURNEE  A  MANAGUA

textes : Kawter RUIZ

photos : Ludovic POIRRIER

 

Lundi 30 avril.

On va à Managua. Départ à 7h30, toujours avec le bus de German, cette fois c'est son associé Mario qui conduit avec son assistant. On se propose d'aller dans un grand supermarché pour acheter du café, des confitures de mangue ou de goyave, du rhum. Puis d'aller à la lagune volcanique de Tiscapa où il y a une tyrolienne, de manger dans un restaurant, puis d'aller à l'Institut Technique spécialisé Juan Pablo II (équivalent d'un lycée professionnel en France) et enfin à l'Alliance française à la rencontre de l'Ambassadeur.

 

Nous accompagnent des représentants de FAL : David et Jenny et des représentants de San Ramón : Eric, Cristina, Isela. Nous avons invité Maykel et Maria Auxiliadora qui sera notre guide dans Managua où elle a fait ses études universitaires.

Les discussions entre le chauffeur et Maria Auxiliadora sont très vives et animées concernant la meilleure route à prendre, le supermarché qui répondra le mieux à nos attentes et plus encore pour le restaurant de plats typiques.

Les tours et détours nous permettront de nous faire une petite idée de Managua. C'est une ville éclatée, laide, plutôt triste. On passe devant le Palais présidentiel ou différents ministères, ils ont l'air de surgir incongrument et de s'être trompés de quartier. Devant le Palais il y a un terrain vague, pas d'arbres, pas de fleurs, plutôt des détritus. C'est morne et  désolé.

 Les carrefours sont au contraire pleins de vie. Des vendeurs et des vendeuses proposent des lunettes de soleil, des montres, des glaçons, des sachet plastiques d'eau, des fruits, des beignets.

On propose de laver les pare-brises aussi. Certains ronds-points sont bichonnés : fleurs et plantes, je compte jusqu'à 8 jardiniers pour un petit rond-point. Et devant le Palais ? Nous passons devant un gigantesque marché, le bus se fraie un chemin à grand peine. C'est le plus grand marché d'Amérique centrale, dit David.

 

Nous arrivons enfin au supermarché. Nous descendons tous, nous avons des idées bien précises sur ce que l'on va acheter : café et rhum. Des ananas pour certains. Puis on regarde : Ah, tu vas offrir ça ? Tiens, c'est une bonne idée, où sont les confitures ? Et ça c'est quoi ? Des pains de sucre brun. C'est très bon. C'est où ? là-bas ! J'y vais ! C'est le rayon de bouteilles de rhum qui attire les enseignants, il y a

vraiment des bouteilles de toutes les tailles et tous les âges. On repart bien contents. il y aura quelque chose pour toute la famille.

 

En route pour la lagune. sur le chemin on voit sur une colline une immense statue de Sandino. La lagune est fermée. Et pas moyen de s'en approcher. C'est une petite déception. A nouveau vives discussion, on cherche un restau. On fait d'interminables kilomètres. Finalement tout ceci est oublié quand on arrive devant le restaurant choisi par Maria Auxiliadora : "Maria Bonita", un restaurant mexicain, tenez -vous bien climatisé ! La formule est géniale on se sert à volonté ! crudités, soupes, plats de résistance. Et on peut tout goûter. C'est un excellent moment. Le chauffeur et son assistant mangent avec nous. On en profite pour goûter le jus de goyave coronilla, le jus de mangue. David choisit une "orchata". il fait goûter à tout le monde, il ne lui reste plus grand chose dans son verre. C'est du lait, des glaçons pilés et des graines de melons broyés, le tout passé au mixer. C'est spécial.

 

Nous allons ensuite à l'Institut Juan Pablo II. il est situé juste après l'hôpital. Le long de l'hôpital il y a une multitude de petits vendeurs. ensuite une décharge spécialisée dans le plastique à ce qu'il me semble et juste en face de l'Institut. Le contraste est saisissant : c'est Managua.

 

 

Nous sommes accueillis par la directrice, soeur Magdalena Pabon. Elle nous fait visiter la salle d'informatique climatisée. Puis nous rencontrons des élèves réunis dans une salle de classe. Un dialogue s'instaure pas toujours facile à traduire, heureusement qu'il y a David et Jenny.

 

 

Réunion des lycéens et professeurs de Louis Loucheur avec des élèves de l'Instituto Juan Pablo II

 

Puis elle nous fait visiter un ancien atelier de menuiserie. il va fonctionner bientôt pour une entreprise qui doit fabriquer 1000 portes et en échange elle va former 7 élèves. L'institut a 100  élèves dont 23 filles. Il vit en grande partie de dons de Nicaraguayens vivant aux Etats-Unis. D'où la difficulté de faire durer dans le temps un atelier et de payer un enseignant. Cette année il n'y a que des électrotechniciens. Pas de formation de menuisiers ni de maçons.

Ensuite nous visitons un atelier dont l'aménagement se termine. Il s'agit d'un atelier de boulangerie-pâtisserie. Les machines sont flambant neuves.

 

 

Atelier "Boulangerie-Pâtisserie" de l'Instituto Juan Pablo II

 

Soeur Magdalena Pabon nous dit qu'ils essaient de former des jeunes à un métier. Que ce  n'est pas facile car les métiers manuels ne sont pas valorisés. Les élèves préfèrent envisager des études de Droit alors qu'ils n'auront pas de travail, qu'ils vont rester jusqu'à 30 ans chez leurs parents sans travailler et qu'ils n'auront pas de formation ensuite.

Dans l'échange avec les élèves, il apparaît qu'au Nicaragua  un maçon fait aussi la menuiserie et le carrelage, ce ne sont pas des spécialités distinctes. Le souhait de Soeur Magdalena serait qu'une coopération soit établie entre nos lycées, notamment dans la formation de formateurs.

 

Il est temps d'aller à l'Alliance Française. Là le quartier est plus joli, les maisons soignées, avec un petit jardin devant. L'Alliance française est toute neuve : toute en blanc et rouge. Nous sommes accueillis par M. Lafosse, ambassadeur et par Marie Soriano, directrice adjointe de l'Alliance.

 

 

Les élèves, l'Ambassadeur de France au Nicaragua et la directrice adjointe de l'Alliance française

 

On s'installe tous dans une salle climatisée. Marie Soriano parle de l'Alliance, M. Lafosse parle du rôle d'une ambassade puis d'un ambassadeur puis de la coopération internationale; Il dit qu'il aurait bien aimé avoir quelques-uns de nos élèves pour superviser les travaux de l'Alliance. il ajoute que si des élèves sont intéressés par d'autres projets au Nicaragua, qu'on lui envoie des CV et qu'il peut les envoyer à qui de droit. Ensuite nous nous dirigeons vers le patio où l'on nous sert une petite collation.

 

 

L'Ambassadeur de France au Nicaragua et les représentants de la communauté de San Ramón

 

Dans le bus le retour est endiablé. Tout le monde danse au fond du bus. La musique est à tout volume. Tout le monde est content malgré le nombre de kilomètres accumulés.

 

Prochain article : la visite de Granada.

COMPTE RENDU 1 : LES PETITS BOBOS

Par K :: 08/05/2007 à 10:05

LES PETITS BOBOS

par Kawter RUIZ

 

Pendant notre séjour j'ai soigné des cloques et bandé une main. Désinfecté des égratignures diverses et un bouton. Des coupures aussi.

 

Nicolas, le nôtre, le petit Nicolas, a été soigné par Jenny qui est coiffeuse-manucure-pédicure, pour un ongle incarné. Le soulagement a été immédiat. "Elle a des doigts de fée" a dit Paul, sentencieux.

Jason Roussel avait mal à l'épaule. Nicolas le cameraman, le grand, qu'on pourrait surnommer Lawrence d'Arabie pour son beau turban, s'est occupé de lui (il est d'abord kinésithérapeute).

Benjamin a mangé de la glace tard le soir. Le lendemain il était dérangé. Il s'est soigné d'abord tout seul sans rien dire. J'ai pu vérifier ce qu'il avait pris dès que j'ai été avertie. C'était correct. sauf que c'était plus une indigestion qu'une "tourista".  suspension des antibiotiques et maintien du Lopéramide jusqu'à retour à la normale. L'après-midi Benjamin courait comme un lapin sur le terrain de baseball. "Je suis guéri", criait-il.

 

il y a eu tout au début des coups de chaleur : Xavier, Jason Roussel. Les élèves ont été immédiatement mis au repos, à l'ombre et aspergés. J'avais avec moi une boîte de vitamines et sels minéraux. Je les ai donnés chaque matin à 4 élèves particulièrement sensibles à la chaleur. Nous avons aussi veillé à ce que tous mangent des fruits dès le matin et à chaque repas, pause y compris. Au début certains étaient étonnés par cette diète mais elle était absolumment nécessaire pour refaire le plein de vitamines et sels minéraux. Au bout de quelques jours tous mangeaient des fruits le matin. C'est d'ailleurs une diète à continuer même en France avec les fruits de saison. A San Ramón on mangeait des pastèques, des melons, des bananes, des ananas.

 

M. Poirrier s'est d'abord tordu la cheville. Elle a enflé. Il a pris de l'arnica.

 

La transpiration provoquait parfois des irritations qui étaient calmées avec du talc.

Beaucoup ont pris des coups de soleil. Biafine tous les soirs ! Nous avons fait la chasse à tous les torses nus et les têtes nues.

La pause forcée de 12h à 16h était nécessaire à cause du pic de chaleur. Tout le monde devait être à l'ombre et au calme.

Nous avons dû intervenir au tout début car certains étaient en  train de jouer au foot. La pause forcée a été appréciée après. Beaucoup faisaient d'ailleurs une sieste réparatrice, dans un hamac à la fin du séjour quand tout le monde en a acheté un !

 

Nous n'avons pas été importunés par les moustiques. Ni les mouches. Malgré la présence de moutons, zébus. Par contre la poussière, la terre très sèche soulevée par le vent, les bus en a gêné plus d'un. Toux irritative, saignement de nez, nez encombrée.

Soumaya, la femme de Carlos Mejia a soigné Ambroise de manière extraordinaire. Je n'ai pas eu le temps de lui demander des explications scientifiques. Ambroise saignait du nez, elle lui a donné un morceau de poterie, lui a demandé de bien le mouiller et d'inspirer l'eau à travers la céramique son saignement s'est arrêté.

Nous avons toujours pris de l'eau en bouteille et lavé et épluché les fruits. Les habitants de San Ramón n'ont pas de maladies liées à l'eau. Leur eau vient d'une nappe phréatique très profonde.

Grâce à l'aide de Cuba et du Venezuela qui se sont lancés dans un programme de soins ophtalmologiques (dépistage et soins gratuits) pour le Nicaragua, plusieurs dizaines de personnes vivant à Tisma ou dans les communautés avoisinantes vont pouvoir être opérées gratuitement au Venezuela.

 

 

 

 

 

CARNET DE VOYAGES 16 : LE RETOUR

Par K :: 05/05/2007 à 22:05

CARNET DE VOYAGES  16 : LE RETOUR

par Mme RUIZ

 

Nous quittons San Ramón à 10h30. Pour une fois le bus de German est à l'heure. Nous accompagnent : Cristina, la mère de Jenny, qui nous a fait la cuisine pendant tout le séjour, Eric le frère de Cristina, compagnon de travail sur le chantier et dans nos excursions, Estela sa soeur, Maria Auxiliadora, Debora, Jennifer,  Moisé, nièces et neveu de Jenny, David et Jenny et leurs enfants, des amis : Maykel, Karina, Celeste, Isela, Maria Fernanda, Mauricio, le plus jeune frère de Jenny.

 

Cette fois le bus est silencieux. nos amis restent avec nous pendant une heure à l'aéroport. Carlos et Sumaya nous rejoignent. Il y a des larmes, des promesses de se donner des nouvelles, des échanges d'adresses et d'emails. Puis ils partent dans le même bus.

 

Nous devons enregistrer les bagages trois heures avant le départ. Quand on se présente au comptoir, on nous dit de revenir dans une heure ! Les employés sont en train de manger ! Nous décidons de faire de même avec notre trentaine de bagages.

On mange les sandwiches que nous a préparés Jenny et de gros melons (3 kilos) apportés par Jean-Marc Giardi !

 

On retourne au comptoir, on enregistre les bagages, et soudain on me dit que M'Bark doit voyager tout seul dans un avion qui part immédiatement et je proteste : pourquoi lui ? Et on me dit qu'il n'y a plus de place dans l'avion alors je me propose de partir à sa place et puis c'est Jean Marc Giardi, un des professeurs, qui partira tout seul dans un avion qui se révèlera à moitié vide.....tous nos billets sont refaits, ce qui prend beaucoup de temps et nous devons courir pour prendre l'avion, je dois faire sortir les amateurs de tabac qui faisaient leurs courses au "duty free" de l'aéroport. Notre avion,  il s'agit d'un petit avion de 46 places à hélices et quadrimoteur, nous mènera vers San José de Costa Rica. Là nous prenons l'avion d'Ibéria, un Airbus A340-600 qui a pour nom "Salvador Dali". Il fait une escale au Panama, nous devons descendre de l'avion, rester pendant une heure à l'aeroport et on reprend le même à destination  de Madrid.

On est tellement fatigués que beaucoup d'entre nous s'endorment et arrivent à rater le décollage et l'aterrissage. Il n'y a donc aucune ambiance. On change d'avion à Madrid où il pleut et il fait froid, 13 °C après les 40 °C quotidiens c'est une température de Pôle Nord.

 

On aterrit sans encombre à Orly. Là aussi nombreux sont ceux qui ratent le décollage et l'aterrissage.  Et à Orly surprise désagréable, il manque des valises. Redouane, bat tous les records puisqu'il n'a pas eu ses bagages à l'aller ni au retour. D'où retard pour prendre l'autobus, puisqu'on a quand même attendu un deuxième avion en provenance de Madrid pour voir si les bagages y étaient. M Poirrier a fait les dossiers de réclamation, pour que les valises soient livrées au lycée.

 

Arrivée à Roubaix vers 1h30 vendredi......4 mai, où les familles, le proviseur, Alfreda et Stéphen, nous attendaient avec impatience. Descente de l'autobus en brandissant des machetes......photos prises par Ludovic Poirrier !!!

 

La suite : un repos bien mérité depuis vendredi....

 

D'autres articles viendront par la suite.

 

 

CARNET DE VOYAGE 15 : LE RETOUR

Par K :: 04/05/2007 à 7:57

 

Le groupe d'élèves et professeurs sont arrivés à Roubaix à 1h00 du matin le vendredi 4 mai. En effet quelques difficultés avec des bagages qui doivent suivre normalement. On va dire que ce sont des incidents normaux dans un si long voyage.

Descente de l'autobus d'un groupe de gens fatigués, mais heureux, avec des machetes à la main et avec des hamacs prêts à êtres accrochés pour aller dormir...

Ce week-end vous aurez d'autres articles écrits à partir des Carnets de voyages et j'espère aussi quelques photos à vous montrer.

Donc aujourd'hui repos absolu...............zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz zzzzzzzzzzzzzzzz !!!!

La semaine prochaine réunion comme d'habitude, après le repas,  le jeudi au lycée pour faire le point sur l'action au Nicaragua. Réunion entre lycéens et professeurs.

Mais "La Voix du Nord" voudriais faire une série d'entretiens, avec les participants à cette belle aventure et publier un récit de cette action.

BRAVO ! FELICITATIONS !

NOUS SOMMES FIERS DE VOUS !

Vous avez démontré que vous

êtes capables d'accomplir de grandes choses !!

 

ENCORE DES NOUVELLES

Par K :: 03/05/2007 à 22:34

Un peu de retard est à prévoir, à cause des bagages en retard......donc le bus est parti avec du retard à cause de ces fameux bagages......

 

Un peu de patience........

DERNIERES NOUVELLES DU GROUPE

Par K :: 03/05/2007 à 21:51

DERNIERES NOUVELLES DEPUIS L'AEROPORT D'ORLY

 

Mme Ruiz a téléphoné depuis l'aéroport de Paris, ils sont bien arrivés, le bus les prend à 21h, donc rendez-vous devant le Lycée Louis Loucheur pour les accueillir à minuit (entre 23h30 et minuit) !

CARNET DE VOYAGE 14 : DERNIER JOUR AU NICARAGUA

Par K :: 02/05/2007 à 12:53

 

Aujourd'hui, jour de départ. Bientôt, ils vont se lever pour prendre le petit déjeuner et préparer les bagages, nettoyer les maisons où ils sont logés vers midi ils partiront pour Managua. L'avion part à 15h30, direction San José de Costa Rica. Là-bas changement d'avion pour la ligne qui va les conduire vers l'Espagne, changement d'avion à Madrid et puis la France.

 

JEUDI 3 MAI : L'arrivée est prévue à Orly à 18h30. Récupération des bagages, avec tous les cadeaux, mais chut, chut, du moins on l'espère n'est-ce pas ?

 

L'autobus les prendra vers 21h00 direction Roubaix, arrivée prévue entre 23h30 à  24h00 devant le lycée.

 

Petite note : les jeunes ont pris l'habitude de se lever à 5h00 du matin pour aller travailler... il va falloir inventer pour eux des activités à partir de 5h00 du matin, parce qu'ils vont continuer à se lever à ces heures-là, je ne sais pas : du bricolage, ou leur apprendre à faire du pain, ou faire du footing dans le quartier.....il ne faut pas qu'ils perdent une si belle habitude !!! Je blague évidemment....

 

CARNET DE VOYAGE 13 : REMISE DES MAISONS ET FETE

Par K :: 01/05/2007 à 18:39

Aujourd'hui grasse matinée pour le groupe. Journée très importante, oficiellement aujourd'hui il y aura la remise de maisons aux familles bénéficiaires : deux familles pourront emménager mais le projet comporte la construction de 10 maisons, 2 par le groupe de lycéens qui ont partagé leur savoir-faire avec les habitants et les 8 autres ce seront ces derniers qui vont les construire, avec la Coopérativa Francia - América Latina, notre relais sur place.

 

Donc il y aura une cérémonie et après une grande fête, avec des danses, chants du Nicaragua et grand repas typique.....

 

 

Autres nouvelles.

 

Dimanche, après la promenade, tout le monde a pu faire des courses au grand marché de Masaya, hamacs, de l'artisanat nicaraguayen aussi. Quelques élèves encore veulent y retourner pour finir leurs achats.

 

Quant aux élèves, ils sont tellement enthousiastes qu'ils disent qu'ils veulent continuer d'autres projets et que même quand ils quitteront le lycée, ils continueront à faire des projets comme ça ! Bravo, nous attendons des gens pour nous aider dans nos projets !

 

Demain mercredi, jour de départ. Le matin, préparation des bagages, nettoyage des maisons où ils sont logés et départ vers midi pour Managua pour prendre l'avion vers 15h30, direction San José de Costa Rica. Là-bas changement d'avion pour la ligne qui va les conduire vers la France.

 

JEUDI 3 MAI : L'arrivée est prévue à Orly vers 18h30. Récupération des bagages, etc. L'autobus les prendra vers 21h00 direction Roubaix, arrivée prévue entre 23h30 à  24h00 devant le lycée.

 

J'espère récupérer des photos et d'autres anecdotes pour écrire encore quelques articles pour le blog, eh oui, il y aura encore quelques nouvelles à vous apporter.

 

CARNET DE VOYAGE 12 : NOUVELLES D'AUJOURD'HUI

Par K :: 30/04/2007 à 15:58

Lundi 30 avril 2007 : Journée à Managua. Il est 8h00 du matin, le groupe part à Managua, la capitale du Nicaragua, pour une visite d'une journée. Ils vont faire des courses d'abord; en début d'après-midi ils vont visiter l' "Instituto Técnico católico Juan Pablo II", équivalent d'un lycée professionnel ici en France. Notre idée est de faire des contacts avec eux et voir s'il est possible de faire des échanges avec les jeunes de ce lycée.

Par la suite ils sont attendus par l'Ambassadeur de France au Nicaragua à l'Alliance Française, à 16h00; l'Ambassadeur va prononcer quelques mots et parler sur le Nicaragua puis il organise un cocktail pour le groupe.

 

Mardi 1er mai : Journée de remise officielle des maisons aux familles bénéficiaires. Une grande fête se prépare avec des danses, chants, repas etc. Nous aurons les détails par la suite.

 

Mercredi 2 mai : Départ. Nos jeunes et les professeurs quittent le Nicaragua à 15h30 et arriveront à Orly le jeudi 3 mai à 18h30. L'arrivée est prévue vers minuit à Roubaix devant les portes du Lycée Louis Loucheur, qui est maintenant internationalement connu.

 

Les aventures du week end :

Samedi 28 avril : Sortie sur la côte Pacifique, à MASACHAPA. Le groupe est allé très tôt le matin pour voir les pêcheurs arriver avec leurs prises. Et ils ont pu acheter 3 thons rouges pour 50 cordobas (1 dollar = 18 cordobas), ce qui fait à peu près 2 € trois thons rouges !!! Ensuite ils ont mangé les thons grillés avec du riz chez un parent de quelqu'un de San Ramón qui les avait accompagnés. Tout le monde était très content, c'est vrai que le Pacifique est magnifique avec ses grandes vagues, l'eau chaude, les plages de sable, de très belles vacances aussi après le dur labeur de la construction des maisons...

 

Dimanche 29 avril : sortie à Granada. Sortie en bâteau sur le lac de Nicaragua qui compte 300 îles !! et finalement le groupe a passé la journée sur une île à lézarder.........

 

 

 

Nous espérons que cette expérience va être profitable pour nos jeunes aussi bien dans leur vie professionnelle que dans leur vie tout court. Nous croyons sincèrement que de telles actions sont vraiment formatrices et que c'est dans l'apprentissage de gestes de solidarité entre les hommes que nous pourrons construire un monde plus fraternel. 

Enfin, il faudra faire d'autres projets pour d'autres jeunes et nous comptons sur votre aide et votre soutien pour continuer nos actions de solidarité...

CARNET DE VOYAGE 11 : CHRONIQUES ANIMALIERES

Par K :: 30/04/2007 à 8:49

CHRONIQUES ANIMALIERES

par Mme K. RUIZ

 

Nora, la soeur de Jenny, où j'habite, a une truie qui s'appelle MERINGA. Elle doit l'enfermer parce que sinon elle s'échappe et se perd dans les broussailles. Elle mange de tout et réclame sa nourriture. Un jour elle a mangé un moule à gâteaux qui était en train de sécher. Esmeralda, une dame de San Ramon, avait fait un énorme gateau pour nos lycéens, elle a passé trois jours à chercher son moule avant de se rendre compte que Meringa l'avait mangé!

 

Les poules sont les reines de la campagne, elles passent tout leur temps à chercher des vers de terre, "cucarachas" (cafards) et autres insectes. Elles entrent dans les maisons et montent partout....elles mangent tout ce qu'elles trouvent, même la nourriture de Meringa. Il y a un four extérieur et une poule grise pond ses oeufs dans les cendres et c'est le coq qui leur apprend où pondre leurs oeufs !! Ah, les coqs il y en a trois, et personne ne les aime, parce qu'il ne chantent pas ils "crient", ils hurlent à plein poumons et cela pendant toute la nuit...apparemment ils sont insomniaques !!! en plus ils se répondent d'un village à l'autre et "crient" très fort !

 

Les poules ont un  horaire de fonctionnaire, à six heures de l'après-midi elles rentrent à la maison. Elles ont besoin d'une demi-heure pour s'installer dans leurs dortoirs, un tronc horizontal à deux mètres de hauteur, qui soutient le mur extérieur de la cuisine.

Elles crient, se chamaillent, se fâchent, se picorent, se racontent les dernières nouvelles de la journée pour être à jour et il y en a toujours deux qui montent sur les autres, ce qui provoque à nouveau des bagarres.

Elles ne permettent pas aux poussins de monter et ceux-ci crient comme des condamnés, une nuit je les ai trouvé, tous les cinq, en train de dormir tous ensemble au-dessus du four extérieur, sous les poules.

 

Les geckos partagent aussi notre vie, et pour tout le monde c'est une surprise les entendre. Ils font un bruit très particulier comme si on faisait un bruit de claquement avec la langue.

 

Il y a aussi une multitude d'oiseaux, ils sifflent, crient, chantent, on a parlé déjà du "güis", qui est très joyeux et qui fait un chant : güi, güi, güi et maintenant les habitants de San Ramón disent qu'il chante en français et dit oui oui oui !

 

Il y a aussi un animal entre la chèvre et le mouton, le "Pelybuey", ce n'est pas pour la laine, qu'il est élevé,  mais pour la viande, je ne sais pas de quel animal il s'agit. Il y aussi des chevaux, des Zébu.

 

 

 

Note de El Semenjante Comandante :

Le "Pelibuey": il s'agit d'une race de moutons d'origine africaine, adaptée aux conditions du climat tropical humide ou désertique. Cette race n'est pas conditionnée par les saisons pour sa reproduction comme les moutons de nos pays. Elle se présente effectivement sans laine (d'ailleurs le nom "pelibuey" signifie en espagnol "boeuf pelé"). D'où l'étonnement de notre exploratrice Mme RUIZ face à cet animal qui lui paraissait un curieux mélange entre le mouton et la chèvre. Des centres de reproduction de cette race existent à Cuba et au Mexique pour une meilleure diffusion dans les pays de la zone tropicale.

 

 

Un jour, Ludovic, a voulu faire la sieste et il a trouvé au milieu de son lit un scorpion, il l'a pris et la jeté, il était très beau, tout rouge, le scorpion, pas Ludovic.

 

 

Il y a aussi Tarzan, c'est un chien tout noir comme un cocker, chaque fois que nous allons manger il apparaît, il appartient à Carlos Mejia. Lui et sa femme Sumaya hébergent les élèves les plus âgés et nous appellons leur maison la maison des grands. Bon, le chien nous accompagne quand nous allons dans les champs, Tarzan est un chasseur, il poursuit les oiseaux et court très vite et il se glisse sous les fils barbelés, qui servent à délimiter les champs.

 

 

 

Un jour il nous a indiqué comment sortir d'un fossé, mais évidemment il l'a fait en montrant la sortie pour un chien et non pas pour un humain, mais finalement grâce à lui nous avons pu sortir du fossé! Redouane n'aime pas que Tarzan soit avec nous quand nous mangeons, alors il se met à gesticuler et Tarzan interprète cela comme une preuve d'affection et il se colle encore plus. A chaque fois que Redouane parle du chien, Tarzan surgit, nous lui avons dit de ne pas prononcer le mot chien, mais Tarzan vient à chaque repas. Je taquine Redouane en lui disant  que les chiens sont télépathes et sûrement quand  il pense à lui, Tarzan vient. Et à chaque fois que le chien vient je demande qui a pensé au mot "chien".

 

Duquesa (Duchesse) et le Jefe (le Chef) sont deux autres chiens. Ils sont devenus les amis des deux Nicolas (les cinéastes), et à chaque fois qu'ils aperçoivent les deux Nico, ils arrivent et les accompagnent en montrant les dents s'il y a d'autres chiens qui s'approchent. Le Chef est très beau, il est noir, avec des longs poils et il ressemble à un husky avec les yeux noirs.

 

Nous partageons note vie aussi avec les fourmis, libellules, guêpes, abeilles, et mouches (qui ne sont pas si nombreuses finalement, il y avait plus de mouches en Belgique, quand nous étions dans une ferme chez des amis) et nous ne sommes pas incommodés par les moustiques (en espagnol "zancudos") et là nous respirons, il y a plus de moustiques à Lille. Nous devons mettre le sucre, le chocolat en poudre et les céréales dans le frigo pour éviter les fourmis et tous les autres insectes qui rodent à la recherche de nourriture.

 

 

C'était donc l'article envoyé depuis le Nicaragua et une petite publicité : le Musée d'Histoire Naturelle à Lille (rue de Bruxelles) présente une belle expo sur les insectes.

CARNET DE VOYAGE 10 : QUELQUES NOTES

Par K :: 28/04/2007 à 8:05

La fierté des profs

Eh oui, les profs sont très très contents des élèves et on peut le dire très fiers d'eux, en effet ils travaillent dur, ils se comportent de manière très correcte, ils ont fait des très bons rapports avec les habitants de San Ramon, avec les autres jeunes et avec les gamins du village, et vous savez quoi ?

NOS JEUNES LYCEENS NE PRONONCENT PAS DE GROS MOTS ! ! ! !

 

Le chantier et les familles bénéficiaires

Le gros du chantier est terminé, ce qui prend beaucoup de temps c'est sont les parpaings, le sable est trop grossier et faire les joints prend du temps, mais malgré cela le chantier est en avance par rapport au planning de départ.

Le contraste est saisissant entre les maisons qui progressivement sortent de terre et les maisons à côté qui sont faites d'un bric-à-brac pas possible : cartons, matériaux de récupération, vieux pneus, etc. ; lors d'une expo que nous avons faite au lycée, nous vous avions montré ces photos.

Une des deux maisons actuellement construites est destinée à une femme qui vit seule avec ses 3 enfants, Migdalia. Elle est très contente, et elle a commencé a préparer le jardin de légumes à côté de sa future maison. Mme RUIZ nous prépare des entretiens avec les familles bénéficiaires. Nous aimerions connaître un peu plus sur ces personnes.

 

Le programme ce week -end et lundi

Il est prévu selon le planning de faire deux grandes promenades : samedi promenade à la côte Pacifique, alors là ils vont aimer, l'eau est chaude !!!! et dimanche à la ville de Granada, qui conserve ses bâtiments comme à l'époque coloniale espagnole.

On en aura des nouvelles.

Lundi, le groupe d'élèves et de professeurs sera reçu par l'Ambassadeur de France à Managua, la capitale du Nicaragua, non pas à l'Ambassade parce que le groupe comporte beauoucp de personnes, mais à l'Alliance Française.

 

Le sport

Au Nicaragua, on joue au football, mais aussi au baseball... et un des cadeaux que le groupe a apporté était une panoplie complète de baseball pour donner aux jeunes du village. D'ailleurs je pense que le prof de sport du lycée a dû montrer aux jeunes avant leur départ les règles de base de ce jeu. Bon, je ne vais pas maintenant vous dire comment on joue au baseball, cela me rappelle aussi ma jeunesse... Enfin  ils ont donné la panoplie et ils se sont mis à jouer.

Ils ont joué aussi au football, et les profs ont constitué les équipes de sorte que nos jeunes se retrouvent dans les deux équipes et non pas que ça soit un match France-Nicaragua....

Au bout d'un moment les jeunes ne savaient plus qui jouait contre qui et puis plein de gamins sont arrivés qui se sont mêlés au jeu et finalement ils se sont retrouvés dans un jeu complètement loufoque où il y avait d'un côté 4 ou 5 lycéens français et 45 gamins de l'autre !! Et puis la nuit tombait et on ne voyait plus les buts !!!!!

C'était folklorique, c'est le moins que l'on puisse dire !!!!

  

Une action de solidarité : les médicaments

Je suppose que vous êtes au courant: nous avons ramassé par-ci par-là des médicaments, pour les amener là-bas au Nicaragua.  Le 25 avril,  Mme RUIZ et trois élèves, Jason R, Rachid et Xavier et Nohra, la soeur de Jenny, chez qui loge Mme RUIZ, sont allés à travers les champs jusqu'au village de Santa Cruz où il y a un dispensaire pour faire don de ces médicaments....

Nos amis médecins et pharmaciens ainsi que quelques particuliers qui avaient des médicaments en bon état nous les ont fournis. Au lieu de se remplir de poussière en attendant la date de péremption, ils vont servir là bas à d'autres. En parlant de dispensaire, c'est une de nos idées d'en construire un plus tard à San Ramón.

 

Téléréalité

Evidemment vivre dans ces conditions, est complètement dépaysant, et nos lycéens apprennent beaucoup de choses. Un soir Isela, une jeune qui a 18 ans, a montré aux garçons comment peler une noix de coco avec une machette, eh bien cela leur a pris plus d'une demi-heure et ils ont dit : "Ah mais ce n'est pas comme dans Koh Lanta" !!!

Eh non, la télé ce n'est pas la vie !!!

Quel apprentissage des choses !!!

 

Ch'ti au Nicaragua

Pour se dire bonjour au Nicaragua, mais j'imagine que c'est une coutume plus locale, plus de San Ramón, ils se disent "HOY" , de manière très brève, et les jeunes se sont mis à le dire et ils trouvent que cela ressemble plutôt à "WESH".

 

Il ya aussi un oiseau qui est appellé güis, il est très joyeux et il chante tout le temps quelque chose comme güi güi güi, maintenant les habitants de San Ramón disent qu'il chante en français et qu'il dit : OUI OUI OUI......!!

 

Textes écrits par  el "Semejante Comandante" à partir des notes en provenance du Nicaragua

Corrections : Mia del Cauca

Notes prises par Mme Kawter RUIZ sur place et dans un carnet de notes de voyages très précieux !

Commentaires sur les textes : les familles, les amis, les visiteurs du blog

CARNET DE VOYAGE 9 : EXCURSION AU VOLCAN MASAYA

Par K :: 25/04/2007 à 23:08

Dimanche 22 avril.

Excursion au volcan MASAYA.

Par Mme RUIZ

 

 

L'autobus de Germain vient nous chercher vers 9h00. L'autobus nous amène jusqu'au sommet du volcan. C'est tout simplement impressionnant, parce qu'il ne s'agit pas d'un volcan endormi, mais bien éveillé et il y a de la fumée qui sort.

Pour tout le monde c'est la première rencontre avec un volcan. On entend aussi un bruit sourd au fond du cratère du volcan. Nous restons pendant 2 heures pour contempler la vue magnifique et les vieux cratères. Nous allons voir un ancien cratère  qui est complètement bouché et envahi par la végétation. Nous y avons rencontré un scientifique allemand qui analyse les gaz qui en sortent. Beaucoup  de sentiers sont fermés à cause du danger. Il y a des gardes dans le parc du volcan, qui nous indiquent le chemin à suivre. Nous sommes redescendus à pied. A peu près 4 kilomètres de marche sous un soleil implacable. Mais comme ça nous voyons bien la végétation et nous faisons une promenade. Nous sommes arrivés au petit muret du parc, très joli.

Nous montons dans l'autobus, et nous allons au belvédère de la lagune près de Catarina. C'est magnifique, et nous voyons au loin Grenade et le lac de Nicaragua, le Cocibolca. C'est beau. Beaucoup d'élèves veulent aller au bord de la lagune mais le sentier est trop abrupt et nous n'aurions pas le temps pour revenir avant la tombée de la nuit.

 

Il y a beaucoup de monde. Tout est très calme et propre. Nous mangeons des sandwiches sous les arbres. Les élèves ont eu du temps libre; deux heures après nous les retrouvons en bonne compagnie: ils bavardent avec les jeunes "nicas" (c'est le terme employé en espagnol pour désigner les habitants du Nicaragua). Ils échangent leurs emails et même des bises. Redouane et Nicolas ont beaucoup de succès.

 

Dans l'autobus l'ambiance est très joyeuse, les jeunes chantent, dansent, et crient; ils sont très heureux. Le retour se fait dans une ambiance surréaliste.

La route de retour est en cours de pavage, les matériaux pour les travaux sont au milieu de la route, par-ci par-là.

Le conducteur de notre autobus décide alors de couper à travers champs ! C'est un délire. Réellement c'était une promenade excellente.

 

 

MESSAGES DEPUIS LE NICARAGUA 2

Par K :: 25/04/2007 à 23:01

MESSAGES DES LYCEENS

 

De: Paul

Pour : rom1_ba@hotmail.fr

 

Salut,

C'est Paul. Je vous donne de mes nouvelles, j'aimerais avoir de vos nouvelles, j'ai confiance en toi.

La vie au Nicaragua est vraiment différente. Nous sommes très fatigués, parce que nous devons tout faire à la main, le mortier pour les parpaings, le béton pour les fondations....

Je te raconterai tout cela après en détails.

Je suis pressé d'être à nouveau en France pour m'amuser avec vous. Mais ici nous en profitons bien et j'ai fait des rencontres.

Un grand bonjour pour Fabrie et mets tes commentaires sur le blog.

 

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De : Jasson Roussel

Pour : lazazadu59@hotmail.fr

 

Un bonjour depuis le Nicaragua

Ici il fait beau temps tous les jours, le soleil est très fort mais on s'habitue.

Le projet va bien mais il nous reste beaucoup de travail.

Je pense beaucoup à vous tous, et je ne pensais pas le dire un jour, mais vous me manquez beaucoup.

 

Je vous laisse.

 

Un gros bisou pour maman, Lulu, Samuel, et aussi pour Martine, Rene, Elise et Marinette.

Si vous pouviez lui dire que je l'aime. Est-ce que je pourais dormir chez Marinette à mon retour ? Et si on peut me préparer un bon plat français. Xavier dit bonjour à tout le monde, bisous.

 

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De : Kevin

Pour : Delphine, Mimi et enfants

 

J'ai reçu votre email. Je suis content que ma mère ait pu vous passer mon bonjour.

 

Le petit grandit bien et j'espère que les trois autres ne te dérangent pas beaucoup, sinon je m'occuppe d'eux quand je reviens.

 

Je bronze en construisant les maisons.

Meilleurs souvenirs pour vous, les enfants, papa, maman, mes frères et ma sœur.

J'aimerais que l'on puisse lire ce message à Brandon, ainsi il aura de la lecture.

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De : Rachid

Pour Nora

 

Salam aleikoum Nora, c'est Rachid. Je suis au Nicaragua, comme je te l'avais dit. Je rentre dans une semaine. Ici il fait chaud, au moins 35 °C, il paraît qu'en France aussi depuis que je suis parti. Tu me manques beaucoup. Prends soin de toi. DSL pour tout. Tu as beaucoup d'importance pour moi et tu le sais.

Bisous et réponds moi.

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